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Le chœur de l’Église maronite. Cathédrale de Lausanne. 5 février 2012

Des chants en arabe et en araméen, la langue que parlait le Christ, une liturgie qui remonte à la tradition syriaque d’Antioche, là où l’apôtre Pierre a prêché aux premiers chrétiens : avec l’Eglise maronite, une riche heure a été vécue dans la cathédrale de Lausanne.

Saint Maroun (5e siècle) est le patron de l’Eglise maronite. Vénéré également par les musulmans, il a répondu à l’appel du Christ pour se consacrer à la vie monastique. Il reste un modèle d’exemplarité. Le texte de l’Evangile pour sa fête (le 9 février) est justement l’appel  à suivre Jésus : « Qui veut sauver sa vie la perdra ».

Prêtre de l’Eglise maronite en Suisse romande, Maroun Tarabay – le bien nommé ! – dit dans son message que la figure de Saint Maroun rappelle deux constantes. D’abord sa foi, le choix radical de suivre le Christ : une tradition toujours vive aujourd’hui dans les communautés monastiques.

Puis le destin de l’Eglise maronite est lié au Liban, même si aujourd’hui davantage de maronites vivent en dehors de leur patrie. Ce « pays-message » comme le disait le pape Jean-Paul II demeure un appel à la coexistence entre l’Islam et le Christianisme. Chaque religion doit rejeter toute forme de repliement, en recherchant la convivialité. Bien que leur avenir soit incertain dans tout le

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Proche-Orient, la mission pacificatrice des chrétiens est plus que jamais indispensable.

L’Eglise maronite, en communion avec Rome depuis le 11e siècle, est un pont entre l’Orient et l’Occident. « Une source à la fois de bonheurs et de malentendus », précise M.Tarabay. Pour nous qui nous nous sommes laissés bercés par le charme de l’Orient, ses chants, sa convivialité…et ses baklavas offerts lors de la collation après la célébration, ce fut un vrai moment de bonheur !

Martin Hoegger

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